Déconfinement progressif au Royaume-Uni : la résurrection de « BoJo »

De notre correspondant à Londres, Marc Roche
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Boris Johnson peut savourer sa résurrection.
Boris Johnson peut savourer sa résurrection.

Lorsqu'il a présenté le 22 février son plan d'un déconfinement progressif du Royaume-Uni, le Premier ministre, Boris Johnson, arborait l'air serein de celui à qui la bonne fortune rend enfin justice après lui avoir fait faire antichambre pendant un an. Lui qui a traversé tant d'épreuves lors de la pandémie triomphe de l'adversité grâce au succès de la campagne de vaccination. À ce jour, un quart de la population a reçu une première dose.

En réalisant cette incroyable gageure, le chef de gouvernement conservateur a occulté en un tournemain le plus lourd bilan de morts (plus de 120 000) en Europe du Covid-19 et la gestion gouvernementale chaotique. Le succès de l'inoculation a fait oublier les désagréments du Brexit pour propulser à nouveau les conservateurs en tête des sondages. Réalisée le 18 février, soit avant même l'annonce de la feuille de route de la levée des restrictions sanitaires du 8 mars à la fin juin, la dernière enquête Politico place la droite en tête des intentions de vote avec 41 % des intentions de vote contre 37 % au Labour.

Tel un phénix

Comment expliquer ce retour en force d'un chef du gouvernement, tombé lui-même gravement malade du Covid-19 en avril, que même ses plus fervents supporteurs avaient condamné à une sortie prématurée ?

Le Johnson d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le hâbleur, provocateur, idéologue et adepte de l'autopromotion qui avait remporté haut la main l'élection générale du 12 décembre 2019. Observer le locataire d [...] Lire la suite