Déconfinement : les PMA reprennent, les spécialistes font un appel aux dons d'ovocytes

C'est un rendez-vous important pour un couple de trentenaires. Après trois tentatives d'insémination artificielle, la jeune femme consulte pour la première fois dans l'espoir de profiter d'un don d'ovocytes. Le médecin annonce les délais : deux ans et demi à trois ans d'attente. Difficile à entendre mais pas de quoi décourager le couple.

Des couples en attente Le parcours sera long et difficile, c'est le prix à payer pour devenir parents autrement. "On a fait le deuil de la non fertilité, mais on n'a pas fait le deuil de la maternité et de la parentalité", explique le couple. Au CHU de Lille (Nord), près de 130 couples attendent un don d'ovocytes. Les dons dépendent des donneuses, mais le service n'en compte pas plus d'une soixantaine par an. "Pour les couples receveurs, c'est vraiment difficile, on est très content d'avoir de nouvelles donneuses", précise la Professeure Sophie Jonard-Catteau, chef de service des dons d'ovocytes à l’hôpital.