Déconfinement : les perspectives du gouvernement pour le secteur du tourisme

La vie reprend doucement dans une brasserie située près du Vieux-Port de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. Depuis le lundi 11 mai, il y a un peu plus d’activité en cuisine, mais uniquement pour de la vente à emporter. Le gérant veut rouvrir au plus vite son établissement, mais redoute des contraintes sanitaires trop drastiques comme par exemple, le respect d’une zone de 4 m2 par client. Les restaurateurs des départements classés en zone verte pourraient rouvrir le 2 juin prochain. “Les restaurateurs se félicitent d’avoir enfin une date en ligne de mire. (...) Les conditions de ces réouvertures sont encore floues. Quel protocole sanitaire faudra-t-il être appliqué pour à nouveau accueillir les clients ? Les contraintes de distanciation physique font craindre un véritable casse-tête”, explique le journaliste Théo Souman, en duplex de Marseille (Bouches-du-Rhône). La limite des 100 km levée Pour respecter cette règle éventuelle, le nombre de couverts dans la brasserie par service, passerait de 90 à une vingtaine seulement. Cela ne permettrait pas de rappeler les six salariés de l’équipe actuellement au chômage partiel. En attendant le 2 juin, les habitués boivent leur café sur le trottoir. Habituellement, le printemps est un temps fort pour la brasserie marseillaise : elle a déjà perdu 50% de son chiffre d’affaires en deux mois. “Le Premier ministre laisse entrevoir un horizon estival. (...) Matignon nous l’a confirmé : la limite des 100 km est levée”, explique la journaliste Astrid Mezmorian, en duplex de Matignon (Paris). “Mais prudence : si le Premier ministre demande aux professionnels de rembourser d’éventuelles annulations massives, c’est bien que la période est fragile et le déconfinement délicat. C’est donc une bouffée d’oxygène pour les Français, mais qui ne présage pas totalement de l’avenir sanitaire”, conclut-elle.