11 mai : reprise acrobatique pour l'Education nationale

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J'ai écouté attentivement l'intervention de Jean-Michel Blanquer sur France Inter le 8 mai dernier. Je veux revenir sur un point particulier parce qu'il me semble essentiel. Une question a été posée au sujet du protocole sanitaire de 60 pages. Protocole très contraignant, comme la France sait si bien le faire, mais que tout le monde demandait quand même pour être rassuré. Et quand il est là, on constate qu'il est inapplicable, surtout en maternelle.

Plus on s'approche du concret, plus on s'approche de la réalité crue, et plus on s'approche de la vie

Synthèse de la réponse du ministre : "C'est difficile de le respecter, mais c'est encore plus difficile de renoncer à l'ouverture des écoles maternelles." Là, je n'ai qu'une chose à dire : objectivement, c'est vrai. Mais surtout, une autre question encore plus précise a suivi. Plus on s'approche du concret, plus on s'approche de la réalité crue, et plus on s'approche de la vie. Et donc d'une forme de vérité. Léa Salamé lui dit qu'elle a vu plusieurs fois cette question passer : quand un enfant de 3 ou 4 ans pleure parce qu'il a un gros chagrin, est-ce que la prof peut venir le consoler, le toucher ?

Des consignes insuffisantes

Là, nettement, sa voix change. On perçoit que ce n'est plus vraiment le ministre qui parle. Il répond d'abord complètement à côté pour son propre enfant de 4 ans, qu'il prend bien sûr dans les bras s'il pleure. La journaliste lui fait remarquer que ce n'est pas le sujet puisqu'il s'agit du foyer. Elle insiste. Et là, j'ai tenté de retranscrire le plus fidèlement possible le moment de flottement et d'hésitation qui s'en est ensuivi :



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