Déconfinement : l’opération "culottée" des boutiques de lingerie

À l’approche de la date prévue pour la mise en œuvre du déconfinement en France, des magasins de lingerie ont envoyé des missives un peu spéciales au Premier ministre, Jean Castex. Dans leurs enveloppes, des culottes pour protester contre la fermeture des commerces jugés non essentiels, parmi lesquels ils figurent. Julie Sidot, une vendeuse installée à La Réunion, a participé à l’opération lancée par le collectif Action culottée. "Si le gouvernement estime que l’on est des commerces non essentiels, alors il faudra m’expliquer pourquoi les libraires, les disquaires, les coiffeurs ou les fleuristes sont plus importants", interroge-t-elle. Une action pour obtenir plus d’aides financières Le mouvement d’Action culottée est né sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation de la filière. Depuis une semaine, des gérantes de boutiques de lingerie de toute la France envoient des sous-vêtements du Premier ministre, accompagnés de leurs revendications, notamment des aides financières plus conséquentes. "Pour une toute petite structure, 10 000 euros, ça suffit, malheureusement, pour une structure moyenne, ces 10 000 euros ne vont pas être suffisants pour financer toutes les charges auxquelles elles font face", souligne Nathalie Paredes, gérante d’une boutique de lingerie et fondatrice du mouvement.