Déconfinement : les clubs d'escrime inquiets que le protocole sanitaire ne fasse fuir les pratiquants

Jérôme Val

Depuis quelques jours, la salle d’arme de Lons-le-Saunier (Jura), située au premier étage d’un ancien bâtiment municipal, reprend vie. On entend de nouveau le cliquetis des sabres. "Ça m’a manqué de ne plus faire d’escrime, de ne plus revoir mes amis aussi, j’étais coincé chez moi, explique Milan, 12 ans, le sourire aux lèvres. Je ne suis pas inquiet par cette reprise avec le virus, mais c’est sûr qu’il y a des différences par rapport à d’habitude."

Un équipement complet individuel

Depuis le 22 juin et la nouvelle phase du déconfinement, il est permis de reprendre des entraînements avec le retour des assauts mais toujours avec de fortes contraintes sanitaires, surtout dans un sport comme l’escrime où l’équipement est imposant. Ce n’est pas tout à fait un retour à la normale : les enfants sont d’abord rassemblés en bas des escaliers pour éviter de croiser du monde. Pas de vestiaire non plus, tout le monde doit arriver habillé et passage obligé par les toilettes pour laver les mains. De nouvelles règles qui s’appliquent aussi aux équipements. "Chaque escrimeur doit avoir une veste, une sous-veste, pas encore de pantalon parce qu’on n’a pas fait de match, un gant et un masque", détaille Fabien Bouvier, le maître d’armes du cercle d’escrime lédonien, depuis 40 ans au club.

Sur le plancher blanc de la salle, les équipements sont entassés et il y a un tas par licencié (...)

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