Déconfinement : le calendrier peut fonctionner si "les gens continuent de prendre leurs précautions", selon l'épidémiologiste Pascal Crépey

franceinfo
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Trois étapes : mi-mai, fin mai et mi/fin juin. Voilà les échelons envisagés par Emmanuel Macron pour rouvrir les terrasses, les lieux culturels ou encore les commerces, lieux fermés depuis parfois plus de six mois pour freiner l'épidémie de Covid-19.

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Franceinfo a interrogé Pascal Crépey, épidémiologiste et enseignant-chercheur à l'Ecole des hautes études en santé publique à Rennes (Ille-et-Vilaine), pour mieux comprendre les enjeux autour de cet allégement des restrictions sanitaires. Selon le chercheur, il faut désormais envisager des mesures plus permissives pour soulager la population, tout en maintenant un protocole strict.

Franceinfo : Que pensez-vous du calendrier de réouverture en trois étapes qui a été esquissé par le président de la République ?

Pascal Crépey : Le problème, ce n'est pas juste le calendrier mais ce qu'il y a derrière. Après plus d'un an de crise, une fatigue s'est installée dans la population : il est de plus en plus compliqué de bien respecter toutes les mesures auxquelles on doit se contraindre, notamment sur la limitation de nos activités et nos interactions sociales. La population a besoin d'espaces de liberté et de respiration. Si ces espaces ne sont pas ouverts de façon régulée et protégée, ils s'ouvriront eux-mêmes de façon incontrôlée.

Si les dirigeants concèdent un relâchement à la population, il faut que ce soit pour mieux respecter les mesures barrières. C'est le (...)

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