Déconfinement au Kenya: en colère, les enseignants réclament des garanties

Au Kenya, le gouvernement assouplit encore un peu plus les règles de confinement face au coronavirus. Après la réouverture des restaurants, le secteur du tourisme pourrait reprendre prochainement ses activités et les écoles rouvrir. Il s'agit de mesures prématurées, s’insurge le syndicat national des enseignants. Les écoles resteront closes si les conditions de sécurité ne sont pas réunies, préviennent-ils.

De notre correspondante à Nairobi,

« Le gouvernement devrait se concentrer sur la lutte contre le coronavirus plutôt que sur le retour à une scolarité normale », déclare le syndicat des enseignants kényans. Le message est clair : pour les enseignants, la réouverture des écoles n’a pas de sens alors même que le virus continue de se répandre.

Centres de quarantaine dans les écoles

Le syndicat exige des garanties : la reconfiguration des classes pour assurer la distance sociale nécessaire, l’interdiction des voyages et des événements scolaires, et surtout, la désinfection massive de tous les établissements avant la réouverture.

Il s'agit du nœud du problème : 460 établissements - universités, collège, écoles primaires - ont été réquisitionnés par le gouvernement et sont aujourd’hui convertis en centres de quarantaine pour des patients atteints du Covid-19. Une reprise des cours dans ces lieux serait un cauchemar, martèle le syndicat.

Il y a une dizaine de jours, le ministre de l’Éducation avançait la date du mois de juin pour rouvrir les écoles. Mais depuis, le nombre de contaminations a doublé et a atteint 700 cas confirmés pour une trentaine de morts.

Coronavirus: le Kenya opte pour un confinement partiel