Déconfinement : ça passe ou ça casse

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Quel paysage épidémique se dessine derrière le haut plateau actuel légèrement descendant? Alors que les restrictions de déplacement seront abolies lundi, le calendrier du déconfinement par étapes détaillé mercredi par Emmanuel Macron peut-il vraiment être respecté? L'arme fatale du vaccin, sur laquelle mise le chef de l'Etat, sera-t-elle déployée à temps pour prévenir un rebond estival? La baisse actuelle des contaminations et des hospitalisations se poursuivra-t-elle ou faudra-t‑il appuyer, au moins dans certaines zones plus touchées par le Covid-19, sur les "freins d'urgence" évoqués par le Président? Rares sont les épidémiologistes à oser un diagnostic dans un tel climat d'incertitude. Excepté Catherine Hill qui, avec son franc-parler habituel, dit refuser de croire "au père Noël". "On va lever le pied […], ça va remonter", a-t‑elle mis en garde sur BFMTV.

Les spécialistes s'accordent néanmoins sur un constat d'éclaircie : la situation sanitaire, hétérogène sur le territoire, s'améliore depuis le pic de début avril mais reste "fragile". Dans le détail, on recensait 24.111 nouveaux cas positifs quotidiens en moyenne lors des sept derniers jours (contre 37.996 le 31 mars au soir de l'intervention d'Emmanuel Macron annonçant les nouvelles restrictions), l'incidence moyenne s'élève à 267 nouveaux cas pour 100.000 habitants et 28.603 personnes étaient hospitalisées samedi (contre 30.100 malades une semaine auparavant), dont 5.600 en soins critiques (5.958 sept jours plus tôt)...


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