Déconfinés, les Londoniens ont dit adieu au prince Philip devant Buckingham

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Le soleil brille et les terrasses des restaurants bruissent de monde. Mais ce n'est pas non plus la cohue. En d'autres temps, en cette journée printanière idyllique, touristes et Londoniens se bousculeraient sur les trottoirs. Or, ce 17 avril n'avait rien d'ordinaire. Cette semaine, 40 cas du variant sud-africain du Covid-19 ont été confirmés à Southwark, au sud de la Tamise. Et, au cœur de la capitale, la très importante présence policière aux abords de Buckingham Palace rappelle à quiconque l'aurait oublié que les rassemblements restent interdits.

David Howard sait que les badauds ne sont pas les bienvenus. L'ex-agent de sécurité a quand même fait le déplacement depuis Birmingham en bus pour rendre hommage au prince Philip. "Il y a quinze, vingt ans, j'ai travaillé pour une entreprise qui assurait la sécurité des bâtiments royaux", assure David, 57 ans, rencontré sur le Mall, la longue avenue qui relie Trafalgar Square à Buckingham. "La semaine a été triste. La famille royale fait partie de notre vie", ajoute-t-il avant de repartir dans sa chambre d'hôtel suivre l'enterrement du mari de la reine. Entre retour progressif à la vie d'avant et deuil largement partagé avec la famille royale, il y a là comme une impression bizarre.

Des sentiments partagés

Saska et Theresa, deux sœurs originaires d'Epsom dans le Surrey, ont décidé elles aussi d'ignorer les consignes par fidélité à la famille royale qui fait leur "fierté". Revêtue d'un pull aux couleurs de l'Union Jack, Saska dépos...


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