Le déclin de la nature pourrait coûter 15.000 milliards de dollars d’ici 2050

Galtier, Clara
Photo aérienne prise le 14 février 2020, montrant l’érosion du littoral à Gouville-sur-Mer dans le nord-ouest de la France, après le récent passage de la tempête Ciara. / LOU BENOIST/AFP

Une étude de WWF analyse pour la première fois les conséquences du déclin de la nature sur les économies mondiales. Sans mobilisation efficiente, la crise climatique pourrait coûter plusieurs milliards de dollars par an.

«Vive la nature, vive la République, et vive la France», concluait le chef de l’État jeudi dernier devant les agents de l’Office français de la biodiversité. En déplacement à Chamonix, Emmanuel Macron s’est imposé comme le «défenseur d’une nature en péril» , devant une mer de glace amputée de 120 mètres d’épaisseur. La veille, l’organisation internationale à but non lucratif WWF, publiait une étude inédite sur les conséquences économiques mondiales du déclin de la nature. La France se classe dixième au classement des pays les plus touchés par des pertes financières.

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Le scénario quasi apocalyptique qui se profile pour l’environnement au cours du siècle a désormais son chapitre économique. Si, d’ici 2050, rien n’est fait pour endiguer le déclin de la nature, celui-ci pourrait se chiffrer à au moins 479 milliards de dollars par an en termes de PIB mondial, soit près de 15. 000 milliards d’ici à 2050. C’est ce que révèle cette étude menée dans 140 pays en collaboration avec les experts des universités américaines de Purdue et du Minnesota. Un travail de deux ans de recherche et de développement grâce à la contribution inédite de scientifiques, économistes et experts politiques du monde entier.

Le rapport base sa démonstration sur deux scénarios. Un premier qui représente la situation économique mondiale si le statu quo du «business as usual» (comprendre «comme d’habitude, sans rien changer») se maintient en l’état. Et un second plus optimiste, «global conservation» (conservation globale) qui simule un changement efficace et durable de l’industrie et du commerce. «Le maintien du ‘‘business as usual’’ (augmentation du gaz à effet de serre, exploitation abusive des (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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