Le déclin intellectuel français est-il une fatalité ?

Tandonnet, Maxime
Seuls 4% des CM1 sont jugés aptes «à comprendre et à utiliser les formes du langage écrit que requiert la société». / GERARD JULIEN/AFP

FIGAROVOX/ANALYSE - Dans tous les classements et les enquêtes évaluant le niveau scolaire, la place des élèves français ne cesse de décliner. Maxime Tandonnet analyse cette « crise de l'intelligence » et la responsabilité de l'Etat français.

Peut-on encore parler du «génie» français, du «pays de Descartes» ou de notre «exception culturelle»? Une série d'études internationales soulignent le vertigineux et tragique déclin du niveau scolaire Français.

En 2016, l'enquête Timss (Trends in Mathematics and Science Study) évaluait la place des élèves français parmi les derniers (22e) de l'Union européenne en mathématiques et les avant-derniers en sciences.

En 2017, le classement Pirls (Progress in International Reading Literacy Study), réalisé tous les cinq ans, situe les écoliers français à la 34e position sur 50 pays dans le monde en matière de lecture.

319 000 élèves de 9 à 10 ans, 310 000 parents, 16 000 professeurs et 12 000 écoles de 50 pays ont participé à ce programme mené au cours de l'année 2016 par l'Association internationale pour l'évaluation du rendement scolaire qui dépend du Boston College.

Malgré dix heures d'enseignement hebdomadaire du français du CP au CE2 et huit heures par semaine en CM1, les élèves testés comprenaient mal ou pas du tout le texte qu'ils lisaient. Seuls 4% des CM1 ont été jugés aptes «à comprendre et à utiliser les formes du langage écrit que requiert la société». Depuis 2001, année de lancement du programme, les résultats de la France n'ont cessé de décliner, avec 14 points perdus...

D'ailleurs, une autre étude, révélée par la revue Intelligence en 2017, indique une chute de 4 points du quotient intellectuel des Français de 1999 à 2009.

Il n'est donc pas excessif de parler d'une «crise de l'intelligence» qui touche le monde occidental, mais plus particulièrement la France. Elle se manifeste d'ailleurs sous des formes multiples: désintérêt pour les livres, (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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