"Déclarer l'état d'urgence climatique", l'objectif (symbolique) des défenseurs du climat

Jade Toussay
L'expression d'

ENVIRONNEMENT - “Printemps climatique”, acte 2. Après la “Marche du siècle” qui avait réuni près de 30.000 personnes à Paris mi-mars, les défenseurs de l’environnement descendent à nouveau dans les rues ces vendredi 24 et samedi 25 mai. Avec cette fois à l’esprit un objectif qui revient de plus en plus souvent: déclarer l’état d’urgence climatique.

Dès vendredi, les jeunes de “Youth for climate” se mobilisent derrière le deuxième appel à la grève mondiale de la Suédoise Greta Thundberg. Sur le site youthforclimate.fr, des appels à la grève étaient répertoriés dans une centaine de villes de France, et une marche au départ de la place de l’Opéra dans la capitale est prévue à partir de 13h.

Plus de 85 associations et syndicats ont également prévu de se mobiliser jusqu’au sur ces deux jours, juste avant le scrutin des européennes. Et pour clôturer cette nouvelle démonstration, le collectif Citoyens pour le climat prévoit notamment de “lire un courrier commun pour déclarer l’état d’urgence climatique”, comme l’indique leur programme

Ces derniers mois, cette ambition portée notamment par les jeunes activistes est apparue fréquemment dans plusieurs pays européens dont la France, où l’idée est notamment reprise par l’opposition politique.

“L’état d’urgence climatique”, késako? 

Entre les catastrophes naturelles de l’été 2018, le rapport alarmant du GIEC quelques mois plus tard et la médiatisation de Greta Thundberg, reçue au sein des plus grandes instances internationales, la notion d’urgence climatique est désormais dans tous les esprits. En Europe, certaines associations écologiques sont parvenues à la concrétiser au niveau politique, en faisant voter “l’état d’urgence climatique” par leur Parlement. Ce fut le cas au Royaume-Uni, premier à franchir le cap, puis en Irlande quelques jours plus tard. 

En France, le concept d’”état d’urgence” a de quoi interpeller, comme...

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