«Déclaration de principes» du Hamas : bluff ou bond en avant ?

Libération.fr

L’organisation islamiste palestinienne a publié lundi un texte reconnaissant notamment les frontières de 1967.

Ala veille de la visite de Mahmoud Abbas à Washington, où il rencontre pour la première fois Donald Trump ce mercredi à la Maison Blanche, le Hamas a volé la vedette au président de l’Autorité palestinienne (AP). Le mouvement islamiste qui gouverne la bande de Gaza vient en effet d’accepter le principe de la création d’un Etat palestinien limité aux frontières de 1967.

Que contient le texte publié par le Hamas ?

La «déclaration générale de principes et de politique», rendue publique lundi, est la première révision en près de trente ans de la charte rédigée en 1988, un an après la fondation du Hamas. Officiellement, le nouveau document ne se substitue pas à cette charte. Mais de nombreux analystes y voient un nouveau manifeste de référence appelé à faire oublier le texte historique belliqueux niant l’existence d’Israël. Dans les 42 points diffusés en arabe et en anglais figure d’ailleurs l’affirmation que l’organisation ne combat pas «les juifs en tant que communauté religieuse», mais uniquement le «projet sioniste raciste, agressif, colonial et expansionniste». Il ne fait plus mention des Frères musulmans, dont le Hamas est pourtant issu, alors qu’ils étaient cités à plusieurs reprises dans la charte.

Est-ce une opération de com ?

«Du bluff», a réagi Benyamin Nétanyahou à propos de l’annonce du Hamas. Inaugurant lundi soir les festivités du Yom-haatsmaout, le 69e anniversaire de la création d’Israël, le Premier ministre israélien a estimé que le document explicitant la nouvelle ligne politique du mouvement islamiste palestinien «ne change rien sur le fond» : «Tant qu’ils continueront à dépenser des sommes énormes pour se préparer à la guerre, je n’y croirai pas.»

L’annonce ressemble en effet à «une grande opération de communication», analyse la chercheuse Leila Seurat, auteure de l’ouvrage le Hamas et le Monde (CNRS éditions, 2015) : «Il n’y a rien de (...)

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