Comment les déchets plastiques européens ont envahi la Turquie

Qu’elle soit consommée à Paris, à Londres ou à Rome, une bouteille en plastique a de fortes chances de finir sa vie en Turquie. Si des pays d’Asie, comme la Chine, refusent désormais d'être les poubelles des pays occidentaux, la Turquie, elle, en importe massivement. Sur place, les défenseurs de l’environnement dénoncent la multiplication des décharges sauvages, mais aussi celle des incendies dans les usines de recyclage.

De notre correspondante à Istanbul,

La Turquie importe ces déchets pour les recycler, et donc créer des matières premières utiles à son économie. C’est un commerce lucratif. Selon l'association des recycleurs turcs (Gekader), en 2020, la Turquie aurait importé pour 128 millions de dollars de déchets plastiques et exporté l’équivalent d’1,2 milliard de dollars de produits en plastique recyclé. Ce qui a changé, depuis début 2018, c’est que les gros importateurs asiatiques, à commencer par la Chine, ont cessé d’acheter la plupart des déchets recyclables.

43 000 tonnes de déchets importés par mois

Les pays européens se sont ainsi tournés vers la Turquie, qui a augmenté le volume de ses importations. Et les chiffres sont impressionnants. L'an dernier, la Turquie importait environ 43 000 tonnes de déchets par mois, contre seulement 4 000 tonnes avant 2018. Le pays est devenu le premier importateur de déchets plastiques européens. Ces déchets s’ajoutent aux 4 à 6 millions de tonnes générées chaque année par 84 millions de Turcs.


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