Déchets nucléaires: leur dangerosité va subsister des centaines de milliers d’années

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Le choix du nucléaire pour la production d’électricité est aussi le choix de la production massive de déchets, dont la dangerosité subsistera pendant plusieurs centaines de milliers d’années. Alors que faire de ces déchets encombrants ? A l’initiative de la fondation politique allemande Heinrich Böll, 10 experts internationaux publient le premier Rapport mondial sur les déchets nucléaires.

Sur l’ensemble de leur durée de vie, les réacteurs nucléaires européens pourraient produire un total de 6,6 millions de m3 de différents types de déchets, soit l’équivalent d’un terrain de foot haut comme trois fois la tour Eiffel, quasiment un kilomètre de hauteur.

Quatre pays sont responsables de 75% de ces déchets : la France avec 30%, la Grande Bretagne avec 20%, l’Ukraine avec 18% et l’Allemagne avec 8%.

Le combustible usé, qui est le déchet le plus radioactif, constitue l’essentiel de la production de déchets. Selon le rapport, 60 000 tonnes de barres de combustible sont actuellement entreposées provisoirement à travers l’Europe.

Pour Manon Besnard, de l’Institut Negawatt, « l’option envisagée pour gérer les déchets les plus radioactifs reste le stockage géologique, à grande profondeur, mais aucun pays n’a réussi à mettre en œuvre un centre de stockage de ce type à ce jour ».

« L’accumulation des déchets radioactifs reste un problème non résolu, avec à chaque fois des enjeux techniques et financiers énormes, dont les coûts sont sous-estimés par tous les gouvernements et opérateurs européens », conclut Yves Marignac, contributeur au rapport pour la France.