Des déchets italiens exportés vers la Tunisie: une dizaine de personnes arrêtées

·1 min de lecture

En Tunisie, une dizaine de personnes ont été arrêtées, ce lundi 21 décembre, dans un nouveau volet de l'affaire dite des déchets italiens. Certaines ont été placées en détention provisoire, notamment l'ex-ministre de l'Environnement, Mustapha Aroui, limogé juste avant son arrestation.

L'été dernier, la douane tunisienne avait saisi près de 300 conteneurs dans le port de Sousse. Tous contenaient des déchets ménagers, originaires de Campanie, une région du sud de l'Italie. Ces produits sont pourtant interdits à l'exportation, ce qui fait craindre une vaste affaire de corruption.

Selon la loi tunisienne et les conventions internationales, les déchets ménagers sont effectivement considérés comme dangereux. Leur exportation est donc interdite mais cela n'a pas empêché la société privée tunisienne Soreplast de signer un contrat avec l'entreprise italienne SRA Campania, spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets.

C'est bien ce contrat, prévoyant l'élimination de 120 000 tonnes de déchets pour un montant de plus de 5 millions d'euros qui pose problème. Celui-ci indique explicitement que l'objectif de Soreplast est de récupérer ces déchets en vue de leur élimination ultérieure en Tunisie. Mais le motif invoqué par Sorepast à l'arrivée des conteneurs dans le port de Sousse était fallacieux puisque ce denier évoquait une autorisation « temporaire » pour effectuer des opérations de tri, recyclage et réexportation de ces mêmes déchets vers l'Europe.

Depuis, l'agence tunisienne de recyclage des déchets, la douane et le ministère de l'Environnement se renvoient mutuellement la responsabilité. Le propriétaire de la société tunisienne Soreplast a quant à lui pris la fuite et fait désormais l'objet d'un mandat d'amener.