Déchets chimiques : un bras de fer administratif en complique la collecte et le traitement

Anne-Laure Barral, franceinfo
Ces déchets dangereux ne sont plus collectés par l'unique organisme chargé de les gérer, alors que le consommateur paie une contribution pour ne pas les garder chez lui.


Quand vous achetez un pot de peinture ou de l’eau de javel, vous payez une éco-contribution de quelques centimes d’euros sur le produit. Cette part servait depuis six ans à financer la collecte et le traitement de ces déchets dangereux, pour soi et pour l’environnement. Mais depuis un mois et demi, l’éco-organisme chargé de cette collecte, EcoDDS, ne les récupère plus.

Un imbroglio qui coûte cher

Les collectivités prennent sur l’argent des contribuables le financement des prestataires pour qu’ils s’occupent de ces produits dangereux. "C’est un vrai problème puisque les habitants continuent eux de payer l’éco-contribution sur les produits et que nous, on avance les frais de collecte sur notre budget. Nous en sommes à une avance de 15 000 euros pour le mois de janvier", explique Patrice Furé, directeur de cabinet du Syctom, l’agence métropolitaine de déchets ménagers en Ile-de-France. En cause, un bras-de-fer avec le ministère de la Transition écologique qui voulait renforcer les obligations de l’éco-organisme à l’occasion de son renouvellement d'agrément en fin d’année. Faute de réponse dans les délais et d’un dossier complet, le ministère ne lui a pas donné son feu vert. Du coup, EcoDDS a suspendu la prise en charge de la collecte. Derrière cette organisation, à l'arrêt pour l'instant, il y a quelque 48 entreprises comme des fabricants de peinture, mais aussi des distributeurs, enseignes (...)

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