Décès de l'ex-maire FN de Toulon Jean-Marie le Chevallier

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Jean-Marie Le Chevalier, ex FN, le 19 janvier 2001 au tribunal correctionnel de Toulon

Décès de l'ex-maire FN de Toulon Jean-Marie le Chevallier

Jean-Marie Le Chevalier, ex FN, le 19 janvier 2001 au tribunal correctionnel de Toulon

L'ancien maire de Toulon, Jean-Marie Le Chevallier, parmi les premiers maire Front National élu en France en 1995, est mort, ont indiqué samedi son successeur LR Hubert Falco et un conseiller régional du Rassemblement national.

"Jean-Marie Le Chevallier est décédé d’une crise cardiaque hier soir (vendredi), en Vendée, à l'âge de 86 ans", a déclaré le conseiller municipal de Toulon et conseiller régional RN Amaury Navarranne dans un communiqué.

"Il est toujours très triste d’apprendre le décès de quelqu'un, quelles que soient les relations que l’on ait pu entretenir par le passé", a tweeté de son côté Hubert Falco qui avait battu M. Le Chevallier lors de l'élection municipale de 2001.

"Jean-Marie Le Chevallier avait une vision de la politique, des convictions et des idées (...) diamétralement opposées aux miennes", a-t-il ajouté tout en soulignant que la ville "salue la mémoire" de son ancien maire "élu démocratiquement".

M. Le Chevallier était l'un des trois premiers candidats du parti d'extrême droite à remporter des élections municipales en France en 1995 avec Daniel Simonpieri à Marignane (Bouches-du-Rhône) et Jacques Bompard à Orange (Vaucluse).

"Il fut l'un des symboles de l'accroissement du Front National dans les années 1980", a estimé M. Navarrane.

En 1999, il était entré en dissidence du parti d'extrême droite alors dirigé par Jean-Marie Le Pen.

Durant son mandat, de nombreuses polémiques avaient éclaté au sujet de sa gestion. Le centre culturel de Châteauvallon avait dû déprogrammer le groupe de rap NTM "qui porte atteinte à la dignité de la femme et de la mère" selon M. Le Chevallier.

Jean-Marie Le Chevallier avait aussi repris en main la Fête du livre et inauguré en 1996 une "fête de la liberté du livre" faisant une large place aux auteurs du Front national.

M. Falco, qui l'avait battu en 2001, avait alors affirmé avoir trouvé les finances de la ville dans une situation "lamentable".

iw/est/pb