Décès d'Hélène d’Almeida-Topor, l’historienne de l'Afrique coloniale qui a fait connaître "les amazones du Dahomey" en France

Michel Lachkar
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Hélène d'Almeida-Topor s’installe avec son mari béninois, à Porto Novo, au Bénin, en 1960. Agrégée d’histoire, elle enseigne au lycée, puis à l’université. Très vite son intérêt se porte sur la recherche avec une thèse sur "l’histoire économique du Dahomey (1890-1920)" soutenue en 1987.

Elle se penche notamment sur les conséquences de la crise de 1929 sur les économies africaines, largement dominées à l'époque par la monoculture d’exportation. L’histoire économique de l’Afrique subsaharienne était en ces temps un terrain totalement inexploré.

Une histoire de l’Afrique

Mais elle est surtout connue pour son livre-référence : L’Afrique du XXe siècle ; "C’est un livre important parce que c’est la première fois qu’il y avait vraiment l’Histoire de l’Afrique, essentiellement subsaharienne, un manuel d’Histoire, si vous voulez, pour l’enseignement supérieur" affirme son amie, l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch interrogée par TV5.

Dans les années soixante, Hélène d'Almeida-Topor parvient à interviewer les dernières Amazones encore vivantes et en tirera un livre : Les amazones : Une armée de femmes dans l'Afrique précoloniale. Elle fait connaître en France, ces redoutables femmes-combattantes qui constituent les troupes d’élite du roi Béhanzin. "Eduquées pour la guerre, vouées au combat, elles attaquent toujours les premières, galvanisent le courage des (...)

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