Les débuts prometteurs d'un implant contraceptif masculin unique en son genre

Aujourd’hui, la contraception repose essentiellement sur les femmes, hormis les préservatifs. Étant les premières concernées en cas de grossesse non désirée, elles ont facilement accepté l’idée de la pilule contraceptive dans les années 1960. Et les hommes dans tout ça ? Aucun projet de pilule contraceptive masculine n’a pu aboutir en 60 ans. S’il y a eu des molécules candidates, il n’y a pas eu les financements permettant de passer à l’étape des essais cliniques chez l'homme. Sur ce sujet, les laboratoires pharmaceutiques sont frileux : les hommes accepteront-ils d’être inféconds ? Pourtant, les mentalités changent et beaucoup d’hommes souhaitent désormais être acteurs de la contraception du couple. Partant de ce postulat, une société américaine a mis au point un implant contraceptif masculin.

Une pose non invasive, sans scalpel

Dans le détail, quatre hommes ont pu être inclus dans la première étude clinique menée par la société américaine, à Melbourne en Australie. Les travaux de recherche sont supervisés par un urologue. Une autre originalité de l’implant est son mode de pose qui ne nécessite pas de scalpel. Un brevet est en cours sur le dispositif d’administration non invasif.

L'implant bloque les spermatozoïdes dans le canal déférent. © Tatiana Shepeleva, Fotolia
L'implant bloque les spermatozoïdes dans le canal déférent. © Tatiana Shepeleva, Fotolia

Une contraception réversible et non hormonale

Le concept de l’implant Adam est le suivant. Il est constitué d’hydrogel et il est positionné de telle sorte qu’il obstrue le flux de sperme à travers les canaux déférents. Pour mémoire, le canal déférent est le canal qui permet le transport des spermatozoïdes des testicules vers la prostate. Avec l’implant, l’homme peut toujours éjaculer mais son sperme est dépourvu de spermatozoïdes : il est donc non fécond.

Par ailleurs, l’implant est biodégradable au bout d’un temps défini. C’est ce qui permet la réversibilité de ce mode de contraception. À la fin de la période de temps d’efficacité de l’implant, l’homme peut choisir de s’en faire poser un autre ou bien...

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