Le débat télévisé entre les candidats LR est dans l'impasse

Geoffroy Clavel
Avec ou sans la presse: les candidats à la présidence des Républicains ne parviennent pas à s'entendre sur les modalités d'un débat.

LES REPUBLICAINS - Et pourquoi pas "un débat en forêt, le 24 décembre à 2 heures du matin?" A un mois de l'hypothétique second tour de l'élection du président des Républicains, les rivaux de Laurent Wauquiez ne masquent plus leur exaspération à l'égard du favori du scrutin. Leur grief? Son refus de débattre avec eux devant les caméras de télévision d'ici le premier tour programmé le 10 décembre prochain.

Dans des communiqués distincts, Florence Portelli et Maël de Calan ont tous deux dénoncé ce vendredi les conditions "draconiennes" exigées par le président d'Auvergne-Rhône-Alpes, accusé de fuir la confrontation d'idées.

"A l'issue de la réunion qui s'est tenue (vendredi) matin avec les représentants des trois candidats à la présidence des Républicains, Florence Portelli prend acte du refus de l'un des candidats de débattre avec ses concurrents et dénonce une régression démocratique dévastatrice pour l'image des LR", écrit l'équipe de la maire de Taverny (Val-d'Oise) dans un communiqué.

Dans un texte analogue, le juppéiste Maël de Calan dresse le même constat. Laurent Wauquiez "a accepté le 29 octobre" un débat "devant les militants et ouvert aux journalistes qui 'pourront filmer'. Nous avons accepté ses conditions. Revenant sur ces déclarations, son équipe refuse désormais l'accès aux caméras de télévision, et souhaite une réunion publique diffusée uniquement sur le site internet du parti", accuse-t-il en exigeant un débat ouvert à la presse.

"Opposition méthodique" et "course de lenteur"

"Depuis plus de 20 ans, toutes nos réunions publiques sont pourtant ouvertes à la presse", s'indigne Maël de Calan qui s'interroge: "Pourquoi changer ces habitudes? Pourquoi s'engager dans une course de lenteur pour en empêcher l'organisation? Est-ce là l'ouverture qu'on nous promet?"

Rappelant avoir "accepté, dans un esprit de conciliation, la totalité des conditions posées par ses concurrents", Florence Portelli "regrette l'obstruction méthodique et systématique de...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages