Le débat télé, intense et sans conséquence ?

Libération.fr

Très attendues et très suivies, les confrontations télévisées d’entre-deux-tours comme celle prévue ce soir, n’ont pourtant jamais influé jusqu’ici sur le résultat final.

Et si l’influence du débat d’entre-deux-tours était inversement proportionnelle à sa dramaturgie ? Si personne n’a pour l’instant conclu à l’impact décisif de ce rituel télévisuel sur le comportement électoral, cela n’empêche pas les équipes des candidats de déployer une énergie presque obsessionnelle pour en fignoler les détails. Ils ont été fixés mardi après-midi, lors d’une ultime réunion entre les organisateurs, TF1 et France 2, et les représentants des candidats : Sylvain Fort pour Emmanuel Macron, David Rachline pour Marine Le Pen. A la Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), là où la confrontation aura lieu à partir de 21 heures, dans un studio d’AMP Visual TV, les thèmes abordés ont été arrêtés. Rien que de très classique : pouvoir d’achat, chômage, Europe, sécurité, international… «Nous serons dans l’exercice absolument basique et ritualisé», observe le directeur de l’info de France Télévisions, Michel Field, un peu déçu de ne pas avoir pu renouveler le genre. Les mêmes questions seront posées aux deux prétendants. «Nous cherchons celles qui feront surgir les différences les plus sensibles entre eux», poursuit Field.

Duo inédit

Elles seront formulées par un duo inédit de journalistes, Nathalie Saint-Cricq et Christophe Jakubyszyn, respectivement chefs des services politiques de France 2 et de TF1. La réalisation sera assurée par Tristan Carné, qui a mis en scène plusieurs débats de cette campagne. Mardi soir, un doute subsistait sur la possibilité pour lui de faire des «plans de coupe», qui permettent de montrer à l’écran les réactions du candidat n’ayant pas la parole. Le camp Le Pen n’y était guère favorable, mais n’avait pas complètement fermé la porte.

Dépourvu de public extérieur, le plateau ressemblera à ceux où Nicolas Sarkozy a affronté Ségolène Royal en 2007 et François Hollande (...)

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