Le débat Macron-Le Pen, bataille de commentaires et de «mèmes» sur les réseaux sociaux

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Le débat télévisé du 2e tour de l'élection présidentielle a été particulièrement suivi sur les réseaux sociaux avec un foisonnement de « mèmes ». Ces images décalées et humoristiques qui permettent depuis longtemps aux internautes de commenter un grand nombre de sujets en ligne, sont désormais utilisées dans un contexte politique.

Le terme de « mème » a été imaginé par le biologiste britannique Richard Dawkins dans l’un de ses ouvrages. C'est la déformation du mot mimesis qui veut-dire « imitation » en grec ancien. Sur la Toile, le phénomène représente toutes les réplications d’une idée ou d’un concept comme un tweet publié « à la façon de », une parodie vidéo ou une image détournée de son contexte à propos d’un personnage emblématique ou célèbre.

Il est difficile de déterminer si ces caricatures en ligne sont véritablement efficaces pour soutenir ou ternir l’image des politiques candidats auprès des électeurs.

Le débat du deuxième tour de la présidentielle n’a pas fait exception.Les internautes étaient à l’affut de la moindre posture ou des petites phrases assassines que les candidats se lançaient à la tête. « Je crois qu'ils... S’aiment ! » publie d’emblée un « twittos » avec l’image de l’affiche de la pièce de théâtre de Palmade et Laroque, pour signifier que les débatteurs du deuxième tour sont les mêmes qu’en 2017. Mais au début de la confrontation, les internautes ont eu du mal à caricaturer les échanges verbaux assez policés des deux candidats. Beaucoup s’en prennent alors aux journalistes sur le plateau. Léa Salamé et Gilles Bouleau font l’objet de nombreux montages photos assortis de commentaires acerbes.

Mais les « mèmes » polémiques finissent toutefois par arriver, quand le ton commence à monter entre les deux protagonistes. Notamment avec l’image de Marine Le Pen brandissant un vieux tweet, imprimé sur une feuille A4 et datant de 2014, dans lequel elle se montrait favorable à une Ukraine indépendante. Une séquence vidéo qui a donné lieu à de multiples détournements tout le long de la soirée.

Quelques expressions employées par Emmanuel Macron ont fait aussi l’objet de caricatures. La première, lorsqu'il a évoqué la place de la France dans l'Union européenne. « On peut décider de ripoliner tout seul la façade, mais c'est une copropriété », déclare-t-il. De quoi faire rire de nombreux internautes, qui ne connaissaient pas la signification du mot ripoliner ! « Ce n’est pas Gérard Majax, ce soir », enchaîne le président sortant sur la question du chômage. Le nom du magicien vedette des années 80 est très vite devenu un sujet en tendance sur Twitter avec de multiples illustrations.

La formule « climatohypocrite » de Marine Le Pen marque ensuite des points avec une série de montages photos.

Selon Visibrain, outil de veille des réseaux sociaux, le débat de l’entre-deux-tours a généré 1 700 000 messages publiés sur les réseaux sociaux, avec 132 posts par seconde au plus haut du pic d’activité.

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