Débat d'entre-deux-tours: Macron accuse Le Pen de pousser à la "guerre civile" en voulant interdire le voile

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Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors du débat de l'entre-deux-tours ce mercredi. - BFMTV
Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors du débat de l'entre-deux-tours ce mercredi. - BFMTV

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Le président sortant Emmanuel Macron a accusé son adversaire Marine Le Pen de pousser à la "guerre civile" en voulant interdire le voile islamique dans l'espace public, lors du débat de l'entre-deux-tours ce mercredi, organisé à quatre jours du second tour de la présidentielle.

"La laïcité, c'est un principe de liberté", a d'abord défendu Emmanuel Macron, détaillant: "À l'école, il n'y a pas de voile parce qu'on forme des consciences, des citoyens en devenir. Il n'y a aucun signe religieux d'ailleurs, ce n'est pas que le foulard. Dans les services publics, il y a une neutralité absolue des services publics".

"Par contre dans la Cité, vous allez créer la guerre civile si vous faites ça, je vous le dis en toute sincérité", a poursuivi le candidat La République en Marche, sous le regard stupéfait de son adversaire Marine Le Pen, qui lui a répliqué: "C'est très grave ce que vous dites!"

"La France serait le premier pays au monde à l'interdire"

"C'est très grave parce que ce que vous dites, c'est que des gens n'accepteraient pas de se soumettre à la loi!", s'est émue la candidate d'extrême droite, qui n'a pas manqué de répéter: "C'est très grave parce que vous considérez par anticipation qu'il y a un certain nombre de personnes qui refuseraient d'accepter la loi".

Ce à quoi Emmanuel Macron a répliqué: "Mme Le Pen, je suis en train de vous dire que la France, patrie des Lumières, serait le premier pays au monde à interdire les signes religieux dans l'espace public. C'est ça ce que vous proposez. Ça n'a aucun sens, ça n'est pas le respect de nos valeurs et ça serait même infaisable".

Un peu plus tôt, Marine Le Pen avait qualifié le voile d'"uniforme imposé par les islamistes". Selon elle, "une grande partie des jeunes femmes qui le mettent ne peuvent pas faire autrement en réalité, même si elles n'osent pas le dire. Cette situation n'est pas admissible dans notre pays. Il faut libérer l'ensemble de ses femmes, et pour cela je le crois il faut interdire le voile dans l'espace public".

Le candidat progressiste, lui, a rappelé qu'il était favorable à "la loi de 1905 en faveur de la laïcité", et a jugé "dangereuse la démonstration" de son adversaire en raison du "chemin qu'elle emprunte. D'une question sur le voile vous êtes passée au terrorisme pour revenir aux islamistes puis aux étrangers. Vous créez un système d'équivalence qui confond tous les problèmes et qui les entretient. Ce que vous proposez est une trahison de ce qu'est l'esprit français ", a-t-il encore dénoncé.

Article original publié sur BFMTV.com

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