"Cynisme", "un cautère sur une jambe de bois": l'opposition réagit au "bouclier tarifaire" de Castex

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Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. - BFMTV - AFP
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. - BFMTV - AFP

Le chef du gouvernement a annoncé l'intention de "bloquer" le tarif réglementé du gaz jusqu'en avril 2022, après la hausse attendue au 1er octobre, et limiter l'augmentation de celui de l'électricité à 4% en février, afin de constituer un "bouclier tarifaire", a annoncé jeudi Jean Castex.

"La décision de ce soir c'est du cynisme", a estimé le président des Hauts-de-France au 20 heures de France 2, "si j'étais à la place d'Emmanuel Macron, ce que j'aurai fait annoncer à mon Premier ministre ce soir, c'est que j'aurai rendu l'argent que l'État a touché avec ces augmentations"

"Mesurettes électoralistes"

Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen a étrillé les "mesurettes électoralistes" du gouvernement, trop peu pour la population selon la candidate.

"Les annonces du Premier ministre en matière de pouvoir d'achat sont un cautère sur une jambe de bois. Les Français n'ont pas besoin de mesurettes électoralistes, mais d'une baisse réelle et durable du prix des énergies et de l'essence", a tweeté la candidate RN.

Pour Jean-Luc Mélenchon, le "bouclier tarifaire" du Premier ministre est simple: "vous lui donnez votre montre et il vous donne l'heure. Vous payez d'abord, ensuite vous paierez encore pareil". Le chef de file des Insoumis et candidat à l'élection présidentielle a demandé au gouvernement de bloquer les "prix du gaz et de l'électricité" alors que ces derniers ne cessent de flamber.

Manuel Bompard, Mathilde Panot, Adrien Quatennens... Plusieurs autres membres du parti de gauche reprochent au chef du gouvernement de bloquer les prix trop tardivement et de faire appliquer l'augmentation du gaz de 12,5% au mois d'octobre. "Une charlatenerie" même pour Fabien Roussel, candidat PCF à la présidence de la République.

Une éventuelle revalorisation du chèque énergie

Dans l'hypothèse où mesures de modération ne suffisaient pas, le Premier ministre a assuré sur TF1 que le chèque énergie serait encore revalorisé, après un coup de pouce de 100 euros déjà consenti pour 5,8 millions de bénéficiaires au mois de décembre.

Ce bouclier ne permettra toutefois pas d'éviter l'augmentation de 12,6% TTC, effective vendredi, des tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie, dans le sillage de la hausse des cours sur le marché.

En outre, il n'y aura pas d'aide face à l'augmentation du prix de l'essence: "on n'est pas dans l'explosion", a justifié Jean Castex, en estimant que les tarifs revenaient en réalité "à des niveaux d'avant-crise". Ce qui n'empêche pas le gouvernement de rester "extrêmement attentif" sur ce point, a précisé Jean Castex. Car au-delà de l'enjeu social, l'exécutif cherche à désamorcer les risques d'un mouvement de protestation rappelant les gilets jaunes, et qui s'était cristallisé à l'automne 2018 autour de l'augmentation du prix des carburants automobiles.

Article original publié sur BFMTV.com

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