Cyclisme : portrait de Raymond Poulidor, décédé le 13 novembre 2019

Il y a tout juste un an, le 13 novembre 2019, Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) s'est réveillé orphelin de son trésor national. Ce-jour là, en pays limougeaud, Raymond Poulidor s'en est allé. Tout jeune, il a des prédispositions pour les places d'honneur, mais c'est le vélo qu'il choisit. À 16 ans, il dispute sa première course en cachette de sa mère. Professionnel en 1960, c'est un jeune premier qui gagne. Milan-San Remo, le Tour d'Espagne… Ses 181 victoires sont éclipsées par ses Tours de France perdus. Huit fois sur le podium du Tour de France Rival du vainqueur Jacques Anquetil en 1964, il encaisse avec fairplay. Plus il perd, plus il gagne en popularité. En 14 Tours de France, Raymond Poulidor se retrouvera huit fois sur le podium, mais jamais à la première place. L'éternel second, un perdant magnifique : un rôle qui lui colle au maillot, tandis que Poulidor devient un nom commun. "Il y a un Poulidor de la politique, il y a un Poulidor de la pétanque, il y a un Poulidor de tout, dès l'instant que quelqu'un fait deuxième", déclarait le cycliste en 2016.