Cyclisme - Médias - Le documentaire sur Lance Armstrong a fait réagir aux États-Unis

L'Equipe.fr

La diffusion de la première partie de « Lance », le documentaire sur Lance Armstrong, a provoqué de nombreux commentaires aux États-Unis mais, pour l'instant, pas de la part des protagonistes de l'histoire. Malgré la concurrence imprévue d'une course de Nascar (retardée à cause de la pluie sur Charlotte), la diffusion (sur ESPN) de la première partie du documentaire « Lance », sur la vie de Lance Armstrong, a fait causer aux États-Unis, devenant un des sujets les plus commentés sur Twitter notamment. De nombreux moments de ce premier épisode (d'une durée d'1h35 hors publicités) ont fait réagir à commencer par l'entrée en matière et cette anecdote où Armstrong raconte s'être fait insulter par un groupe de personnes sur la terrasse d'un restaurant, l'occasion de balancer une série de « fuck you » en revivant la scène et de choquer dans un pays où le « f-word » est quasiment un péché capital à la télévision. « Armstrong n'a pas tout aimé », explique la réalisatrice Le New York Post, reprenant un article du Sun, s'en est d'ailleurs ému. D'autres ont souligné que le mot avait été quasiment plus utilisé en une minute trente avec Armstrong que tout au long de « The Last Dance », le documentaire sur les Michael Jordan et les Chicago Bulls qui avait occupé la même case lors des cinq semaines précédentes. Tout au long de la soirée, c'est surtout la sphère médiatique américaine et les fans « anonymes » qui ont partagé leurs impressions sur les révélations faites par Armstrong lui-même. Le coureur, les personnes interrogées ou concernées par le documentaire n'ont, pour l'heure, pas commenté. USA Today s'est arrêté sur les châtiments corporels imposés par Terry Armstrong, deuxième mari de la mère de Lance qui lui a donné son nom de famille après l'avoir adopté. Mais cela n'a pas suffi à attirer la sympathie sur le cas du vainqueur déchu de ses sept succès dans le Tour de France. Beaucoup ont tiqué sur des détails comme son refus de mettre la ceinture de sécurité à l'arrière d'un gros SUV malgré les demandes d'un de ses amis. Éditorialiste également pour USA Today, Christine Brennan a pesté : « Je regarde - enfin je m'inflige - le documentaire parce que j'écris une chronique dessus. Sinon, j'aurais déjà éteint. Ce type est le pire tricheur de l'histoire du sport. Quelle colossale perte de temps. » Quand Armstrong raconte « sa vérité » Un sentiment qui a trouvé écho auprès d'une des voix du sport américaine, Dick Vitale, consultant d'ESPN pour le basket universitaire : « C'est très difficile pour moi d'apprécier la moindre chose qu'Armstrong a réalisée sachant que c'est un des plus grands tricheurs à avoir jamais été dans le sport. Certainement pas mon type de personne. »


Même si quelques survivants du cancer ont rappelé leur soutien à un homme qui les a inspirés dans le moment le plus difficile de leur vie, la tonalité des commentaires était surtout négative envers Armstrong et parfois le documentaire lui-même. « Le film a zappé une des relations les plus importantes de Lance, jeune, son amitié avec le soigneur JT Neal, a regretté Juliet Macur, journaliste du New York Times. JT a traité Lance comme son fils mais Lance lui a tourné le dos quand JT a été victime d'un cancer. » Nul doute que le deuxième épisode, diffusé dimanche prochain, et qui sera centré la « chute » d'Armstrong provoquera au moins autant de réactions.