Cyclisme: gagner le Tour de France et Paris-Roubaix d’ici 2028, les très hautes ambitions du patron de Décathlon-AG2R La Mondiale

Le patron de l’équipe Décathlon-AG2R La Mondiale ne veut pas se fixer de limite. Avec 26 victoires en 2024, la formation française est actuellement la troisième force du peloton. Mais Dominique Serieys ne s'en satisfait pas. "Je suis un gagneur", insiste l'ancien patron de la Paris Défense Arena et de l'écurie Mitsubishi, avec laquelle il a gagné sept Paris-Dakar.

"On a un objectif devant notre nez, qui est Paris-Roubaix, avec une entreprise (Décathlon) qui est du nord de la France, avec un vélo qui s'appelle Van Rysel - je viens de Lille. Donc on va lancer un programme de travail sur Roubaix et sur les classiques flandriennes et ardennaises pour aller chercher là-aussi des résultats, comme sur les grands Tours", clame Dominique Serieys dans les colonnes de l’AFP.

Lorsqu’il évoque les grands Tours, le patron de Décathlon-AG2R La Mondiale pense évidemment au Tour de France. "Cette année, ça fait 39 ans qu'un Français n'a pas gagné le Tour de France. Donc on va travailler là-dessus. On a certains jeunes coureurs qui vont monter en World Tour et qui en ont la capacité. On a renforcé toute la partie du passeport biologique, des tests médicaux, de la santé du coureur. La formation aussi, avec des coaches en descente. Ce sont des petits détails qui ne se voient presque pas mais qui font qu'aujourd'hui on ne néglige rien."

"En 2026, 2027, 2028, il faudra performer (sur les grands Tours)"

"On a mis en place un plan stratégique avec des objectifs ambitieux comme gagner un grand Tour", poursuit le dirigeant. "2025 sera encore une année de transition. En 2026, 2027, 2028, il faudra performer".

Avec notamment deux victoires d’étape sur le Giro (Valentin Paret-Peintre et Andrea Vendrame) ou encore deux titres aux championnats de France (Paul Lapeira sur l’épreuve en ligne, Bruno Armirail sur le contre-la-montre), la formation tricolore réalise un début de saison époustouflant.

"On a tout renforcé", explique Dominique Serieys. "J'ai bien regardé ce que faisaient nos concurrents comme UAE ou Visma. Ce n'est pas compliqué: ils courent moins que nous mais ils préparent beaucoup mieux les courses. Alors on a renforcé les stages en altitude.."

Concernant le budget, le dirigeant confirme une augmentation à venir. "On commence à rentrer dans la grille du top 10. On va grandir sur les prochaines années pour s'approcher sans doute de 35 ou 40 millions d'euros. Certes, on n'a pas le budget de UAE, qui sans doute n'a pas de budget. Mais il ne faut pas qu'on se cache derrière cette excuse. Il faut que d'abord, on soit bien organisé, bien structuré, qu'on ait une vraie visibilité de ce qu'on veut faire en termes de recrutement, où on veut aller. Et je pense que ça va marcher."

Article original publié sur RMC Sport