Si le cycle solaire 25 est très intense, que faut-il redouter pour la Terre ? Décryptage avec Karl Battams

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Cela faisait des mois que notre Soleil demeurait des plus calmes. Ne laissant même pas paraître la moindre tache à sa surface pendant plus de 200 jours ! Depuis quelques semaines pourtant, le voilà qui se « réveille » lentement. Mais sûrement. Et la semaine dernière, des chercheurs du National Center for Atmospheric Research (NCAR, États-Unis) ont même prévu que ce cycle solaire 25 — qui a commencé en décembre 2019, selon la Nasa et la NOAA (l’Agence américaine d’étude de l’atmosphère et des océans) — pourrait devenir l’un des cycles solaires les plus intenses jamais enregistrés.

« Prédire le comportement à long terme du Soleil reste très compliqué. Si cette prédiction s’avère correcte, ce serait un pas en avant important », commente pour nous Karl Battams, astrophysicien au Naval Research Laboratory. Le chercheur sait de quoi il parle. Il est l’un de ceux qui travaillent sur la mission Soho, l’observatoire solaire et héliosphérique lancé par la Nasa il y a 25 ans.

Comme un clin d’œil aux chercheurs tournés vers lui, le Soleil a connu, ce lundi 7 décembre, une éruption assez puissante. De classe C7. De quoi soulever quelques questions. Notamment concernant leur sur la Terre.

L’impact sur la Terre de l’activité solaire

Signalons d’abord que les effets d’une éruption solaire et d’une éjection de masse coronale (CME) qui peut l’accompagner dépendent non seulement de l’intensité de cette éruption, mais aussi des positions relatives de la Terre et de la zone éruptive. Une éruption puissante qui se produit sur la face...

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