Cybersécurité: Emmanuel Macron dévoile sa stratégie en la matière

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Ce 18 février, Emmanuel Macron présentera la stratégie de son gouvernement en matière de cybersécurité. Un milliard d’euros supplémentaire sera injecté pour mener ce plan jusqu’à 2025. Il en dévoilera les grandes lignes après s’être entretenu, par visioconférence, avec les équipes informatiques des hôpitaux attaqués.

En 2020, les attaques informatiques ont augmenté de 250% sur la planète. Tous les secteurs, tous les pays sont touchés. Les établissements de santé ne sont pas forcément les premières cibles des hackers. Les attaques sont souvent très larges et le tri des cibles se fait ensuite en fonction de la pêche. Or, en période de crise sanitaire, les hôpitaux pourraient être plus à même de céder à la pression.

En France, les secteurs des médias, des transports et de la banque, sans oublier du numérique, ont aussi été pris pour cible. Il s’agit de secteurs de plus en plus connectés. Or, la croissance des moyens, notamment des personnes formées à la cybersécurité ne suit pas la courbe croissante des besoins.

Un secteur français de la cybersécurité encore trop faible

L’objectif du président est donc de développer un secteur français encore trop faible encore et de faire passer son chiffre d’affaire de 7 milliards à 25 milliards en 2025 et de multiplier par deux les emplois. Au total, 500 millions d'euros iront directement à la recherche et au développement. Un campus cyber verra le jour dans quelques mois dans le quartier de la Défense, près de Paris, pour réunir sur 20 000 mètres carrés une soixantaine d’entreprises publiques et privées tandis que de nouvelles formations seront créées.

Ce milliard supplémentaire permettra également d’aider les hôpitaux, les administrations et les collectivités locales à se protéger car désormais, plus aucune structure, petite ou grande, riche ou non, n’est à l’abri de cette délinquance numérique. Après les cyberattaques des hôpitaux de Dax et de Villefranche-sur-Saône, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Annsi) assure qu’aucune rançon ne sera versée aux hackers et se veut rassurante. Grâce à des sauvegardes, les deux établissements vont pouvoir d'ici quelques semaines récupérer l’ensemble de leurs données.

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