Cyberharcèlement: Mila annonce porter plainte contre une chanteuse après des insultes en ligne

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Mila, menacée de mort pour ses diatribes contre l'islam, arrive au tribunal de Paris, le 3 juin 2021 - Bertrand GUAY © 2019 AFP
Mila, menacée de mort pour ses diatribes contre l'islam, arrive au tribunal de Paris, le 3 juin 2021 - Bertrand GUAY © 2019 AFP

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La bataille contre la harcèlement en ligne continue pour Mila. Après avoir remporté deux procès face à ses cyberagresseurs en juillet puis en septembre dernier, la jeune femme s'apprête à déposer une nouvelle plainte, cette fois-ci contre la chanteuse iambillies.

"Personne te veut. Les putains d'islamophobes ils croient que je suis leur pote? Reste pas dans mon live. Elle est malade (...) La prochaine fois tu boiras de la javel ça ira plus vite, et reviens pas dans mon live", déblatère la chanteuse aux 331.000 abonnés sur Instagram.

"Harcelée et insultée en masse"

L'escalade verbale s'est déroulée mardi soir: iambillies lance un live (une vidéo en direct) sur son compte Instagram que Mila rejoint pour lui envoyer "quelques messages de soutiens et d'encouragements". "J'ai été bienveillante, je voulais juste l'encourager". Mais quand la chanteuse s'en aperçoit, elle l'alpague en faisant référence aux propos qui l'ont fait connaître, dans une avalanche de haine. En janvier 2020, Mila avait en effet répondu à des injures visant son orientation sexuelle par le biais d'une vidéo véhémente envers l'islam.

Mécontente de la voir participer à son live, iambillies s'en prend verbalement à Mila, dans un flot d'insultes, d'injures et de menaces, dénonce la jeune femme.

"À de nombreuses reprises dans son live (plus d’une heure à m’insulter, me diffamer et encourager sa communauté à faire de même) elle a assumé pleinement inciter à mon harcèlement et vouloir à tout prix que je me suicide ou que je me fasse agresser", rapporte Mila sur son compte Twitter.

Dès le lendemain, Mila a annoncé sa décision de déposer plainte, un projet bien loin d'intimider iambillies qui lui a rétorqué, toujours par réseaux sociaux interposés:

"Tu peux toujours aller porter plainte. Si je dois avoir le titre de la harceleuse, t'inquiète pas je suis prête à le porter."

Les "écrans ne doivent protéger de rien"

Dans le même temps, plusieurs personnalités ont pris la défense de Mila, comme l'écrivaine Tristane Banon qui a rappelé que les "écrans ne doivent protéger de rien, et surtout pas de la justice et du droit", tandis que la députée Agir de Marseille a affirmé ne rien vouloir "lâcher face à de tels agissements haineux".

Face à l'ampleur prise par cette affaire, la chanteuse iambillies a finalement présenté une ébauche de repentance. Dans une story publiée mercredi soir sur son compte Instragram, elle a assuré vouloir "préserver avec bienveillance toutes les religions. En aucun cas ma volonté n'a été d'inciter à une quelconque forme de violence ou de haine".

Les poursuites que Mila a annoncé vouloir engager n’ont, à cette heure, pas encore été enclenchées, mais elles devraient l'être par le biais d'un dépôt de plainte d'ici vendredi, confie l'avocat de la jeune femme à BFMTV.

Article original publié sur BFMTV.com

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