Cyberharcèlement et harcèlement scolaire : Brigitte Macron déplore l'inaction des réseaux sociaux

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Dans une vidéo tournée à l'occasion de la journée internationale de lutte contre le harcèlement scolaire, Brigitte Macron estime que, face au cyberharcèlement des enfants et adolescents, «les réseaux sociaux, dans leur grande majorité, n’ont toujours pas eu de réaction à la hauteur du problème».

Le harcèlement à l’école est l’un des combats de Brigitte Macron. Jeudi à l’occasion de la première journée internationale de lutte contre le harcèlement scolaire, organisée par l'Unesco et le ministère français de l'Education, la Première dame a pris la parole, via vidéo. Installée dans son bureau à l’Elysée, salon des fougères, elle s’exprime face caméra et lit les mots poignants d’une élève de 16 ans, harcelée à l’école, qui l’a appelée à l’aide. «Tous les jours je pleure parce que je suis seule, triste, accablée, parfois même je me demande qu’en serait-il si je disparaissais, écrit la jeune fille. (...) La seule chose dont j'ai envie, c'est de partir, de m'enfuir loin dans un endroit où Internet n'existe pas.» L'ex-professeure reçoit de nombreux témoignages d’enfants et d'adolescents confrontés au harcèlement scolaire ou de parents désemparés.

Dans cette vidéo de près de 3 minutes, postée sur le compte Instagram du président de la République –Brigitte Macron n’est pas présente sur les réseaux sociaux– elle signale une dégradation de la situation «ces derniers mois», évoquant le «confinement» marqué «par une hausse considérable des cas de cyberharcèlement».

"Ils savent ce qu’ils ont à faire. Pourquoi ne le font-ils pas systématiquement?"

«L’école a un rôle central à jouer et de très nombreuses initiatives ont déjà été prises notamment en France», fait-elle valoir citant «les élèves ambassadeurs volontaires, des professeurs qui ont reçu une formation spécifique ou encore les référents harcèlement mobilisés dans chaque académie». «Les réseaux sociaux, dans leur grande majorité, n’ont toujours pas eu de réaction à la hauteur du problème», regrette-t-elle. «Ils se grandiraient à signaler un enfant ou un adolescent en(...)


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