Les cybercriminels de LockBit maintiennent l'hôpital de Corbeil-Essonne sous pression

Le groupe de cybercriminels LockBit, collectif de pirates supposément originaires de Russie, a revendiqué la cyberattaque qui a totalement paralysé en août dernier le centre hospitalier de Corbeil-Essonnes en région parisienne. Malgré des négociations engagées par les cyberpoliciers, les criminels maintiennent leur demande de rançon.

L'attaque a été menée à l’aide de « rançongiciels », c'est-à-dire des programmes malveillants capables de prendre le contrôle d'ordinateurs et de les bloquer. Tous les logiciels métiers de l’établissement public, des systèmes de gestion des rendez-vous avec les patients, aux serveurs de stockage d'imageries médicales, se sont retrouvés brutalement inaccessibles.

Depuis ce jour, les services d’urgences, pédiatriques et gynécologiques, de l'hôpital de Corbeil-Essonnes qui compte un millier de lits, fonctionnent en mode dégradé et les patients nécessitant des soins rapides sont toujours redirigés vers les autres établissements de la région.

Double extorsion

Les pirates qui réclamaient 10 millions de dollars à l’origine pour libérer les systèmes bloqués, exercent aussi un chantage sur les données qu’ils ont subtilisées. Des informations exfiltrées qui comprennent des dossiers médicaux de patients, des fiches du personnel hospitalier et une multitude de données confidentielles comme des contacts téléphoniques, des comptes bancaires, des adresses de courriels, sans oublier les numéros de Sécurité sociale des milliers personnes qui ont fréquenté l’établissement public.


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