Cybercriminalité : les gangsters 2.0 se cachent à l'Est

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Officiellement le dossier suit son cours à Kiev, en Ukraine. Officieusement, l'inquiétude monte à Paris comme à La Haye, siège d'Europol aux Pays-Bas, où l'on craint que les hackeurs arrêtés il y a quinze jours aient profité de leur non-incarcération pour prendre la fuite, sans doute vers la Russie. Le 29 octobre, l'agence européenne de coopération policière annonçait le démantèlement d'un groupe de cybercriminels utilisant le logiciel malveillant LockerGoga, un de ces "rançongiciels" capables de chiffrer l'ensemble des données informatiques de sa cible, après quoi une rançon est exigée en échange d'une clé de déchiffrement.

Après cinq ans d'investigations, lancées par la France et auxquelles ont participé les polices de six autres pays ainsi que les services secrets américains, onze hackers ukrainiens, des "cibles de haut niveau", étaient appréhendés en Ukraine et un douzième en Suisse. Leurs attaques auraient concerné plus de 1.800 cibles dans 71 pays, dont le cabinet de conseil Altran en France.

Un groupe très structuré 

Les Ukrainiens de LockerGoga appartiennent à l'aristocratie des cybercriminels. Ceux qui ciblent une société en mesure de payer en bitcoins une rançon de plusieurs dizaines de millions d'euros, là où d'autres groupes mettent en œuvre des raids moins sophistiqués mais plus massifs. "Ce sont des groupes hiérarchisés et très structurés, détaille un enquêteur spécialisé de la gendarmerie. Il y a celui qui explore les failles, celui qui développe l'application...


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