Cyberattaques : quand les hôpitaux sont pris pour cibles

Une attaque informatique lancée en pleine nuit a paralysé l’hôpital de Dax, dans les Landes, mardi 9 février. Depuis, l’établissement fonctionne toujours au ralenti : les blocs opératoires sont perturbés, plus de radiothérapie et plus d’accès au dossier des malades. "C’est une attaque massive, exceptionnelle par son ampleur et surtout par ses conséquences", a expliqué le directeur de l’hôpital, Michel Glanes, jeudi 11 février. Pour remettre en route le système, les pirates exigent une rançon, que l’Etat refuse de payer. "Ça ne ferait qu’inciter les pirates à attaquer de nouveau les hôpitaux ou d’autres structures", estime Benoît Elleboode, directeur général de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine. Accès aux dossiers des patients en quelques clics Au moins huit hôpitaux français ont subi des cyberattaques depuis un an, dont à Paris, Rouen (Seine-Maritime), Montpellier (Hérault) ou Narbonne (Aude). En cause : leur protection informatique, souvent fragile. Un expert en informatique interrogé par France Télévisions parvient en effet en quelques minutes à ouvrir les dossiers des malades d’une clinique française avec leur nom, date de naissance, type et date d’examen. Les hacheurs opèrent souvent depuis la Chine ou la Russie : leur objectif, pour les experts, reste l’appât du gain.