Cyber-harcèlement: un sondage révèle que 20% des jeunes en ont déjà été victimes

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L'application Twitter se lance sur un smartphone - Image d'illustration  - DIPTENDU DUTTA / AFP
L'application Twitter se lance sur un smartphone - Image d'illustration - DIPTENDU DUTTA / AFP

Les chiffres sont glaçants. Dans une toute dernière étude menée par la Caisse d’Epargne en partenariat avec l’association e-Enfance, spécialisée dans le protection de l'enfance sur Internet, cette dernière insiste sur la prévalence de plus en plus importante du cyber-harcèlement. Selon ces travaux, ce sont en effet 20% des jeunes interrogés qui se sont dits déjà confrontés par ce fléau au cours de leur vie. Parmi eux, une majorité de jeunes filles, âgées en moyenne de 13 ans, qui représentent 51% de ces victimes.

Dans le détail de ces chiffres repris par France Bleu, l'étude apprend que les motifs de ce harcèlement en ligne sont multiples: la jalousie et la vengeance à 45%, des différences de goûts et de comportements à 38%, ou encore des différences physiques à 36%.

Au-delà de ces chiffres, les travaux d'e-France mettent également en lumière l'impréparation des plus jeunes, mais également de leurs parents, face aux nouvelles technologies. Ainsi, 30% des jeunes interrogés "déclarent avoir été choqués par des contenus rencontrés involontairement sur Internet ou les réseaux sociaux", apprend-on dans un communiqué de presse, alors que 65% d'entre eux sont inscrits sur au moins un réseau social. De plus, l'âge d'accès à un premier appareil numérique est de plus en plus bas, en moyenne 10 ans.

Les parents démunis

Parallèlement, les parents, également interrogés au cours de cette enquête, semblent de plus en plus conscients de ce manque de formation aux réseaux sociaux. Ainsi, plus de 8 parents sur 10 (83 %) reconnaissent ne pas savoir exactement ce que leurs enfants font sur Internet ou sur ces nouveaux moyens de communication. En outre, ils sont 78% à déclarer ne pas avoir le contrôle total de ce que font leurs enfants sur les réseaux sociaux, alors que 74% d'entre eux ont l'impression que leurs enfants prennent bel et bien des risques sur la toile.

Alors, afin de combler ce fossé, 95% des parents interrogés affirment avoir "mis en place au moins une action permettant de prévenir les risques encourus par leur enfant sur Internet ou sur les réseaux sociaux." Parmi elles, des mises en garde verbales, qui semblent, au regard des chiffres de cette étude, bien peu efficaces.

Au final, 9 parents sur 10 verraient d'un bon oeil un meilleur accompagnement, notamment psychologique, mais aussi de la part des établissements scolaires, afin de lutter contre le cyber-harcèlement.

Article original publié sur BFMTV.com

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