Le non-cumul des mandats, un "problème démocratique" que des sénateurs veulent abroger

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Les voix étaient nombreuses à s'élever contre la mesure. Le non-cumul des mandats est interdit depuis 2017 en France, mais certains sénateurs souhaitent désormais revenir dessus. "Ça n'a pas marché", affirme Hervé Marseille, président du groupe Union centriste au Sénat au micro de Julien Pearce dans Europe Matin. La proposition de loi examinée aujourd’hui vise à revenir à "une époque où il y avait des grands élus au Parlement", ce qui permettait un "contrepoids à l'exécutif", avance Hervé Marseille. Une situation qui tranche avec celle que l'on connait depuis lors : un "exécutif très fort avec un président qui a beaucoup de pouvoirs et un Parlement qui en a peu", ce qui pose un "problème démocratique".

Car pour l'élu, "François Hollande et les socialistes ont proposé cette mesure en 2014", en avançant qu'elle allait engendrer une rénovation du Parlement par le biais de "la révision constitutionnelle de 2008". Concrètement, le Parlement aurait plus de pouvoir et moins de temps à passer dans leurs collectivités locales. Or selon le sénateur UDI des Hauts-de-Seine, "force est de constater que, malheureusement, le Parlement a moins de pouvoir qu'en 2014".

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Une "déconnexion de la réalité du terrain"

Cette mesure a pourtant permis de renouveler les hémicycles en y amenant de nouveaux visages, notamment féminins, mais le président du groupe Union centriste du Sénat n'y voit aucun obstacle : "On peut travailler à la parité, à...


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