La culture des horaires à rallonge a la vie dure en France

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La culture des horaires à rallonge a la vie dure en France

Plutôt que de viser l'efficacité, les salariés sont encore trop portés sur le temps passé au bureau. Selon un sondage Glassdoor, 30% des sondés pensent qu'il est mal vu de partir du boulot avant 18 heures.

Le présentéisme au travail est bien ancré dans les mentalités françaises. Au lieu de regarder la quantité et la qualité du travail accompli, les salariés se jugent encore trop souvent sur le temps passé au bureau. Et ils sentent peser sur eux l'œil critique de leurs collègues en fonction de leurs horaires. Ainsi, selon un sondage Glassdoor, une personne sondée sur quatre se sent gênée d'arriver la dernière au bureau. Partir tôt attire aussi tous les regards. 30% des personnes interrogées affirment qu’il est mal vu de quitter le bureau avant 18h.

Mais quitte à passer plus de temps au bureau, les Français prennent-ils de l'avance sur certaines tâches ? Ou bien peaufinent-ils certains dossiers? Loin de là. En effet une personne sur quatre a eu l'honnêteté d'avouer que ce temps passé au travail n'a pas été mis à profit pour être plus efficace, mais juste pour être bien vu. Une sur cinq avoue se livrer à des tâches personnelles pour faire passer le temps.

"Les Français partent avec un sérieux handicap : la culture managériale française valorise le présentéisme beaucoup plus que celle d'autres pays européens, comme le Danemark ou l'Allemagne”, explique Marie Mure-Ravaud, Experte de la Communauté Glassdoor en France.

Et les craintes d'être mal jugés s'étendent aussi au télétravail. Même si le travail à distance permet un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, ou encore permet de s'alléger des temps de transports, il reste encore des barrières à faire tomber puisque certains salariés craignent que le télétravail nuise à leur carrière. Un employé interrogé sur six (16 %) pense qu’il est important d’être vu à son poste de travail par ses collègues et son manager.

Mais les mentalités évoluent. Déjà parce que (...)

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