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Culture: la France, l'autre pays du manga

Depuis plus de 50 ans, auteurs, éditeurs et fans de bandes dessinées ont rendez-vous à Angoulême. Les amateurs s'y rendent par dizaines de milliers pour faire dédicacer des ouvrages, découvrir des expositions ou de nouveaux auteurs. C'est l'occasion aussi pour les professionnels de faire le point sur le marché. L'année 2023 a vu les ventes de BD marquer le pas, surtout celles de mangas, ces petits formats venus du Japon qui se lisent de droite à gauche. En cause : l'augmentation des prix.

Malgré tout, la France reste une place forte pour ces bandes dessinées japonaises, avec quelque 40 millions d'exemplaires vendus. La France est même, après le Japon, le pays le plus friand de ce type de BD. Un livre sur sept, vendu en France, est un manga.

À elle seule, la série Blue Lock, sur un centre de formation révolutionnaire pour jeunes footballeurs, s'est écoulée l'an dernier à plus de 8 millions d'exemplaires. C'est dire si ce segment du secteur de la bande dessinée pèse lourd et peut attirer les convoitises.

À Angoulême, l'éditeur franco-belge Dupuis a annoncé un partenariat stratégique avec le Japonais Kadokawa qui reprend 51 % de sa filiale Vega. Chaque éditeur possède sa branche manga. C'est le cas de Glénat qui édite la série RedFlower, créée par le Franco-Ghanéen Loui.

De plus en plus de jeunes auteurs français investissent le genre et l'esthétique manga. Avec le rêve d'arriver, comme Tony Valente, à être édité au Japon.


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