Culture de la betterave : immersion auprès d'un agriculteur

·1 min de lecture

« Tous les matins, on se demande quelle est la priorité du moment », raconte Frédéric Choiselat, agriculteur spécialisé en céréales dans l'Aube. En 1993, il a repris l'exploitation de ses parents et de son oncle, épaulé par sa compagne. Quelque 190 hectares. Ce cinquantenaire y cultive huit à onze espèces différentes, en alternant selon les années. Cette saison, Frédéric va consacrer 40 hectares aux betteraves sucrières. Une culture qu'il sème chaque année, mais seulement tous les trois ou quatre ans sur la même parcelle, pour limiter le risque de maladies et s'assurer de meilleurs rendements.

Frédéric Choiselat est agriculteur. Il cultive principalement des céréales, telles que le blé, le chanvre, l'orge... mais également des betteraves sucrières. Il est à la fois « céréalier » et « betteravier ». On dit qu'il s'occupe de « grandes cultures », de par les surfaces octroyées à ces espèces, bien plus importantes qu'en maraîchage. © Frédéric Choiselat
Frédéric Choiselat est agriculteur. Il cultive principalement des céréales, telles que le blé, le chanvre, l'orge... mais également des betteraves sucrières. Il est à la fois « céréalier » et « betteravier ». On dit qu'il s'occupe de « grandes cultures », de par les surfaces octroyées à ces espèces, bien plus importantes qu'en maraîchage. © Frédéric Choiselat

Ce semis est « une étape cruciale », souligne-t-il. Au début de sa carrière, elle avait lieu entre le 10 et le 25 avril. Mais, en « constatant que le printemps est de plus en plus précoce, que le risque de gel diminue un peu et que les températures du sol sont plus élevées », les betteraviers sèment désormais aux alentours du 25 mars. Ils sont guidés dans leur choix par l'Institut technique de la betterave (ITB), via des newsletters régionalisées. Bien qu'au final, « chacun a son ressenti ». Les spécificités de chaque terroir forgeant l'expérience au fil du temps.

Graines enfouies

Quand le moment semble propice, Frédéric regarde la météo. La pluie ne doit pas suivre le semis. Car lorsqu'il prépare le sol à accueillir les graines, il crée de la terre fine grâce à un vibroculteur. Un « outil à dents assez rapprochées qui fait un effet vibration » avec, derrière, « des rouleaux qui retassent la terre ». Cette terre fine est essentielle « pour que la petite graine que l'on met dans le sol germe très rapidement, capte...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles