Culture africaine: les rendez-vous en février

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Sous forme numérique ou en présentiel, où auront lieu en février les rendez-vous phares de la culture africaine ? Voici douze propositions. Et n’hésitez pas à nous envoyer vos « incontournables » à l’adresse rfipageculture@yahoo.fr.

À l’image du Black History Month aux États-Unis, des jeunes Ivoiriens (Tchewolo le Blog, le collectif Afrokemit et YL Studio) organisent le 2e Ivoire Black History Month en mettant l’accent sur la richesse du patrimoine culturel. Les quatre grands groupes ethniques (Akan, Krou, Mandé, Grou) de Côte d’Ivoire constituent le thème de l’édition 2021 qui se déroule pendant tout le mois de février. Le lancement a eu lieu au nouveau Musée des cultures contemporaines Adama Tougara de la commune d’Abobo.

(Ré)Inventer. C'est ainsi qu'a été baptisée l’édition 2021 du festival In Out Dance Festival à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, avec des spectacles le 3, 6 et 10 février. Dans cette période où l’humanité fait face une crise sanitaire sans précédent, de nombreux événements attendent les spectateurs en plein cœur des quartiers populaires des villes, mais aussi dans les théâtres, la prison, et le camp militaire de Bobo-Dioulasso.

À partir du 3 février, l’Institut des Cultures d’Islam (ICI) à Paris présente une aventure collective. Zone franche est le résultat d’une rencontre entre Doual’art, Think Tanger et ICI, structures artistiques situées au Cameroun, au Maroc et en France. Organisée dans le cadre de la Saison Africa 2020, l’exposition (en mode numérique le temps du confinement des musées) propose de regarder autrement « le mouvement des voyageurs, des marchandises et des imaginaires par-delà les limites matérielles ou invisibles ».

À Ségou, du 4 au 7 février, la 17e édition de Ségou’Art, le Festival sur le Niger, ouvre ses portes sur le thème de « Culture et Covid-19 : Quel espace pour le digital en Afrique ». Une édition spéciale, sous le signe de la résilience et de la cohésion sociale autour de trois éléments clés : le salon d’art contemporain du Mali, le Kôré Fab Lab et des séminaires, conférences et débats.

Après avoir été frappé le 18 janvier par un incendie, le Palais des beaux-arts à Bruxelles, Bozar, a rouvert ses portes et présente jusqu’au 30 mars Léonard Pongo : Primordial Earth. Une exploration de la diversité des paysages de la République démocratique du Congo (RDC). À travers d’une imagerie allégorique du pays, l’artiste transforme l’environnement et l’expérience sensorielle des paysages en un lieu de reconstruction.

Le 6 février, la première édition intégralement en numérique du Festival du court métrage à Clermont-Ferrand, le plus grand du monde, décernera les prix de ses trois compétitions, dont une compétition internationale avec une dizaine de films de réalisateurs africains en lice.

Omar Ba, étoile montante de la scène africaine, présente à partir du 4 février ses peintures à la Galerie Templon à Bruxelles sous le titre Anomalies. L’œuvre de l’artiste sénégalais, qui vit et travaille entre Dakar et New York, intrigue par sa manière d’interroger l’histoire, la politique et la société par « des métaphores personnelles, des références ancestrales et des figures hybrides ».

On fait des dessins dans la terre s'intéresse aux liens entre des femmes. Une exposition collective organisée à partir du 6 février par la jeune galerie parisienne 31 Project, dédiée à la promotion des scènes africaines de l’art contemporain. Elle réunit quatre femmes : l’artiste sénégalaise Naomi Lulendo vit et travaille à Dakar ; Marie-Claire Messouma Manlanbien, née à Paris, vit à Paris depuis son départ de la Côte d’Ivoire en 2004 pendant la guerre civile ; Georgina Maxim vit et travaille à Harare, Zimbabwe ; Charlotte Yonga, née à Paris, d’une mère française et d’un père camerounais, vit et travaille aujourd’hui à Barcelone, en Espagne, et à Paris, en France.

Le dimanche 7 février, la nouvelle chaîne éphémère Culturebox diffuse à 21h05 Une nuit au musée du Quai-Branly. L’actrice Carole Bouquet, « passionnée par les Arts premiers », promet « une visite intime, subjective du musée » dans des espaces emblématiques ou plus secrets.

Un dialogue visuel inédit promet Ex Africa - présences africaines dans l’art aujourd’hui. L’exposition au Musée du Quai-Branly-Jacques Chirac met en lumière et analyse « les relations qui unissent la scène contemporaine et les arts africains anciens depuis la fin du XXe siècle ». Empêchée à cause de la fermeture des musées d’ouvrir à la date prévue (le 9 février), une partie de l’exposition sera accessible en ligne fin février.

L’ouverture prévue le 27 février du Fespaco 2021 a été reportée sine die en raison de la pandémie. La crise provoquée par le coronavirus a notamment eu « un gros impact sur les tournages, les productions et les post-productions », a expliqué Alex Moussa Sawadogo, délégué général du plus grand festival de cinéma sur le continent et qui a cette année pour thème « La contribution du cinéma à la culture de la paix ».

L’exposition Résister! L'art de la résistance vient d’ouvrir sous forme numérique au Musée Rautenstrauch-Joest à Cologne, en Allemagne. Elle met en lumière 500 ans de résistance anticoloniale dans les pays du Sud et raconte l'oppression coloniale et ses effets jusqu'à aujourd'hui. Par exemple, l'artiste nigérian Peju Layiwola s'occupe des objets culturels pillés du Royaume du Bénin (Nigeria), dont beaucoup font également partie de la collection du RJM. Les militantes namibiennes Esther Utjiua Muinjangue et Ida Hoffmann parlent du génocide des Herero et Nama en Namibie...

N’hésitez pas à nous envoyer vos « incontournables » de la culture africaine en 2021 à l’adresse rfipageculture@yahoo.fr.