Cuba: une manifestation à vélo et en voiture pour réclamer la levée de l’embargo américain

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Plusieurs centaines de Cubains ont manifesté dimanche 28 mars à vélo et en voiture sur la promenade du front de mer de La Havane pour réclamer la levée de l'embargo américain en vigueur contre l'île depuis 1962.

À grand renfort de klaxons et de slogans, les manifestants ont parcouru sept kilomètres sur le « Malecon » de la capitale cubaine, d'ordinaire rempli de touristes étrangers, de pêcheurs et de promeneurs, mais actuellement déserté pour cause de pandémie.

« Ce blocus est inhumain et je crois que des campagnes similaires ont lieu dans différents pays. En tant que Cubains, il est de notre devoir de soutenir cette campagne » contre l'embargo, a déclaré à l'AFP Ana Fidelia Quirot, ex-championne du monde et double médaillée olympique du 800 mètres, qui participait à la manifestation.

Adversaires depuis la révolution menée par Fidel Castro en 1959, les États-Unis et Cuba ont opéré sous la direction des présidents Barack Obama et Raul Castro un rapprochement historique qui a permis en 2015 le rétablissement des relations diplomatiques.

Un embargo durci sous le mandat Trump

Après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en 2017, les États-Unis ont durci l'embargo, invoquant les violations des droits de l'homme à Cuba et le soutien de La Havane au gouvernement chaviste du Venezuela.

L'espoir que les tensions s'apaisent avec l'élection de Joe Biden s'est peu à peu évanoui, tant il semble que Cuba ne soit en rien une des priorités de la nouvelle administration américaine.

« Pendant la pandémie de Covid-19, le blocus n'est pas uniquement criminel, illégal, immoral, extra-territorial et une violation flagrante du droit international. Son caractère génocidaire s'en voit aussi renforcé », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, à la presse lors de la manifestation à La Havane.

Cuba, qui compte 11,2 millions d'habitants, a recensé plus de 72 000 cas de coronavirus, dont 415 décès, depuis le début de la pandémie.

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(Avec AFP)