CSG : l'exécutif victime de sa communication

Libération.fr
Gérald Darmanin lors des questions au gouvernement, mardi à l'Assemvlée nationale à Paris.

A vouloir justifier la hausse de 1,7 point de CSG touchant aussi les retraités par la «solidarité intergénérationnelle», le gouvernement risque l'enlisement devant les petites retraites découvrant une baisse de leurs pensions.

Depuis le début du mois, une partie des retraités voient leurs pensions baisser. Ce n’est pas une surprise : annoncée par Emmanuel Macron durant la campagne et pointée par ses adversaires – notamment François Fillon – la hausse de 1,7 point de CSG appliquée au 1er janvier touche aussi les aînés, comme prévu par la loi de finances pour 2018 votée en fin d’année dernière. «Solidarité intergénérationnelle», répètent les ministres en riposte aux attaques venant, en majorité, de leur droite.

Hausse de la CSG des retraités : "On demande une solidarité inter-générationnelle", dit Pénicaud pic.twitter.com/6ccbP8zPlD

— BFMTV (@BFMTV) 12 février 2018

Les responsables de la majorité justifient cette hausse par le besoin de compenser deux autres promesses du chef de l’Etat : d’abord la suppression, d’ici la fin de l’année, de deux cotisations sociales (chômage et maladie) pour les salariés du privé afin de leur offrir du «pouvoir d’achat» et, ensuite, le respect des engagements budgétaires vis-à-vis de Bruxelles (un retour du déficit public sous les 3% du PIB en 2018).

Jusqu’à présent, cette «solidarité générationnelle» inscrite dans les éléments de langage envoyés aux responsables de la majorité était, sur le papier, les suivants : les retraités touchés par cette hausse de CSG seront, pour les personnes seules résidant en métropole, celles touchant 1 200 euros net par mois ou plus. L’exécutif promettant au passage de compenser cette hausse par la suppression de la taxe d’habitation pour celles ayant une pension entre 1 200 et 2 500 euros. «Le gouvernement n’a jamais fait cachette qu’il augmentait une fiscalité pour les personnes qui seraient retraitées à 2 500 euros net par personne, assumait ainsi le ministre chargé de l’Action et des (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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