Les "cryptophones" : des téléphones ultra-protégés ciblés par la police belge

·1 min de lecture

Cette semaine, la police belge a démantelé plusieurs organisations criminelles en déchiffrant les informations de millions de cryptophones. Des téléphones hyper-sécurisés qui peuvent parfois poser de gros problèmes.

Le 9 mars dernier, la plus grande opération policière jamais organisée en Belgique avait lieuu. Au total, 48 personnes ont été arrêtées, 14 millions de tonnes de cocaïnes ont été interceptées et plus d’1,2 million d’euros ont été saisis. Et cela grâce… au craquage de cryptophones de la marque Sky ECC par les autorités belges qui ont réussi à déchiffrer environ 500 millions de messages, dont certains impliquant des activités criminelles. Mais qu'est-ce qu'un cryptophone ? Et pourquoi peuvent-ils poser problème ? Pour en discuter nous avons contacté Bart Preneel, professeur en sécurité informatique et en cryptologie à l’université de Louvain.Marianne : Qu’est-ce qu’un téléphone PGP ("Pretty Good Privacy"), aussi appelé cryptophone et à quoi sert-il ?Bart Preneel : Les cryptophones sont des téléphones très protégés. Lorsque vous utilisez un téléphone normal, vos communications ne sont pas cryptées. Cela signifie que des tiers, comme la police, peuvent y avoir accès assez facilement dans le respect de la loi qui encadre la vie privée. Pour mieux protéger vos conversations, il existe des applications cryptées comme WhatsApp, mais le téléphone en tant qu’objet reste vulnérable et pourrait être attaqué par un virus conçu pour détecter tout ce qui se passe à...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Motion de défiance contre la direction de 20 Minutes : "On va droit dans le mur"

20 départements sous "surveillance renforcée", pas de mesures immédiates : les annonces de Castex

"Un pull à 20 euros, c’est ce que je mange en une semaine" : ce que coûte le Covid aux Français

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?

La racialisation de la question sociale, une impasse : rendez-vous le 20 septembre place de la République