La cryptomonnaie a-t-elle de l’avenir dans les pays émergents ?

© Reuters

Illusion ou révolution ? Mercredi, la République centrafricaine (RCA) a annoncé avoir adopté le bitcoin comme monnaie officielle, aux côtés du franc CFA. C’est une « démarche qui place la République centrafricaine sur la carte des plus courageux et visionnaires pays au monde », a affirmé le bureau du Président Touadéra, peu avare en superlatifs. Après le Salvador, elle devient le deuxième État sur le globe à adopter une telle mesure. La RCA pourrait-elle faire des émules ? Le bitcoin peut-il constituer une planche de salut pour les pays en développement ou émergents ?

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Les défenseurs de la cryptomonnaie le pensent, affirmant qu’une telle décision permet à des États exposés à une forte inflation ou à une volatilité de leur monnaie de ne plus s’adosser au dollar ou à l’euro, voire de s’affranchir des préconisations du FMI, souvent vécues comme des diktats. Autre argument avancé : les transferts d’argent effectués par la diaspora, partie non négligeable des ressources de certains pays, seraient moins taxés. Enfin, le bitcoin offrirait la possibilité aux États de trouver de nouvelles sources de financement mais aussi au 1,7 milliard d’êtres humains qui ne disposent pas de compte bancaire d’accéder à des moyens de paiement digitaux.​

Davantage de risques

Mais pour Jérôme Mathis, professeur à l’université Paris-Dauphine, ces avantages pèsent peu face aux risques encourus. « D’une part, cela co...


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