Crozes toujours, tu m’intéresses

Par Olivier Bompas
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Nancy et Lucie Fourel, Domaine les 4 Vents, crozes-hermitage.
Nancy et Lucie Fourel, Domaine les 4 Vents, crozes-hermitage.

Une récente et très complète dégustation à la cave de Tain l'a confirmé : crozes-hermitage tient de mieux en mieux sa place parmi les appellations du vignoble de la vallée du Rhône nordiste. La région est d'abord réputée pour les très médiatiques vins (et vignerons) de côte-rôtie mais aussi pour les hermitages. Issus du seul cépage syrah, très à la mode depuis quelques années, ces vins ont vu leurs prix s'envoler. Augmentations justifiées par leur rareté et par des conditions de production souvent très compliquées, les vignobles étant plantées en terrasses, à flancs de coteaux très pentus. Pour crozes-hermitage, c'est différent. L'appellation est la plus vaste de la zone septentrionale du vignoble rhodanien, autour de 1800 hectares quand l'hermitage n'en totalise qu'a peine 140 et côte-rôtie un peu plus du double. Le vignoble s'étend sur onze communes sur la rive gauche du Rhône, au nord, à l'est et au sud de Tain-l'Hermitage.

On y trouve certes des coteaux assez accentués, plutôt au nord du cru, mais plus au sud, dans la zone de Crozes-Hermitage, commune qui a donné son nom à l'appellation, c'est sur une vaste terrasse caillouteuse que se situe le vignoble. Si l'on ajoute à cette diversité de terroirs une non moins diverse variété géologique (marnes bleues du Pliocène, grés du Miocène, granites qui occupent une large part, le tout recouvert d'alluvions, de cailloux, de sables ou d'argiles), on comprend pourquoi les crozes-hermitage peuvent être aussi bien [...] Lire la suite