Dans les Crous, un repas à un euro jusqu’à Noël pour les plus précaires

Comme ici dans un Crous de Corse, le repas à un euro jusqu’à Noël va être mis en place pour les étudiants les plus précaires, qu’ils soient boursiers ou non.
PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP Comme ici dans un Crous de Corse, le repas à un euro jusqu’à Noël va être mis en place pour les étudiants les plus précaires, qu’ils soient boursiers ou non.

PRÉCARITÉ ÉTUDIANTE - Un coup de pouce pour aider à passer l’hiver. Les étudiants en situation de précarité pourront prétendre à un repas à un euro jusqu’à Noël même s’ils ne sont pas boursiers, a promis ce lundi 7 novembre la ministre de l’Enseignement supérieur Sylvie Retailleau.

« Il ne faut pas qu’ils restent isolés, avec leurs difficultés : le message, c’est vraiment de s’adresser aux Crous qui peuvent proposer ce repas pour les étudiants boursiers, mais aussi pour tous les étudiants en précarité », a dit la ministre sur Sud Radio.

Les étudiants qui n’ont pas les moyens de manger pourront prétendre à ce repas jusqu’à Noël sans critères de revenu. Ensuite, leur dossier sera « étudié » par les Crous pour savoir si ce tarif pourra continuer à leur être proposé.

« On est conscient que ça ne suffit pas »

Également interrogée sur la diminution des quantités des repas de certains Crous dont se sont plaints des étudiants, à Rennes notamment, la ministre a assuré qu’il n’était « pas question de rogner sur les portions ». « Il n’est pas question d’avoir des étudiants qui vont en cours l’estomac vide, la directrice générale du Crous a passé des messages très clairs », a-t-elle assuré, reconnaissant qu’il a pu « y avoir des difficultés d’approvisionnement ».

L’État compense totalement le repas à un euro pour financer l’écart de prix : « Ça lui coûte 50 millions d’euros en 2023 », a dit la ministre.

Depuis sa prise de poste, Sylvie Retailleau a pris d’autres mesures pour faire face à la précarité étudiante comme l’augmentation des APL, la revalorisation des bourses, ou le gel des loyers du Crous.

« On est conscient que ça ne suffit pas », a-t-elle admis. Elle a rappelé avoir lancé « une concertation nationale et territoriale pour voir quel est le meilleur modèle pour répondre à la précarité étudiante ».

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