La croissance économique chinoise à la traîne de celle des autres pays d’Asie

- / AFP

La Banque asiatique de développement (BAD) a révisé fortement ses prévisions de croissance pour la Chine en 2022, ce mercredi 21 septembre. Alors qu’en avril elle estimait possible une croissance économique de 5 % cette année, la nouvelle estimation n’est plus que de 3,3 %. La croissance de l’économie asiatique en général devrait, en conséquence, être également moins forte que prévu : 4,3 % en 2022 (au lieu de 5,2 %), 4,9 % en 2023 (au lieu de 5,3 %).

“Pour la première fois depuis trente ans, la croissance économique chinoise sera inférieure à celle des autres pays en développement d’Asie”, relève le journal économique Hong Kong Economic Times. Selon Albert Park, économiste en chef de la BAD, le ralentissement économique de la Chine est principalement lié à la politique du “zéro Covid dynamique”, qui a “ébranlé la confiance des consommateurs chinois, créé des goulots d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement et affecté d’autres économies”.

“L’idéologie l’emporte sur l’économie”

Le journal hongkongais Mingpao note que les prévisions de croissance économique de la BAD pour Hong Kong ont quant à elles été divisées par dix, passant de 2 % à 0,2 %. “Mais les prévisions pour l’année prochaine restent les mêmes, à 3,7 %”, précise le quotidien. Le journal souligne que “des risques croissants tels que le resserrement de la politique monétaire de la banque centrale [américaine], la guerre en Ukraine et les confinements en Chine continentale, dus à sa politique sanitaire pour lutter contre l’épidémie [de Covid-19]”, sont les causes du ralentissement économique.

Dans un second article, Mingpao reprend une déclaration de Jörg Wuttke, président de la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine, sur l’un des piliers du développement économique chinois : les investissements étrangers. Selon lui, les hommes d’affaires étrangers sont venus en Chine pour son marché. Or, “à cause de l’idéologie [du régime de Xi Jinping], ce marché se rétrécit”, et “l’idéologie l’emporte sur l’économie”. Toujours selon Jörg Wuttke, les entreprises européennes restent disposées à contribuer au développement de l’économie chinoise, mais en raison de la fermeture croissante de l’empire du Milieu, les entreprises européennes ont du mal à prévoir les risques politiques et économiques. Résultat : elles “n’ont pas l’intention d’augmenter leurs investissements pour le moment”.

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