En croisade contre l’ouverture d’une mosquée, Estrosi charge Cazeneuve

Libération.fr

«Je ne lâcherai rien», a trompeté mercredi Christian Estrosi, le président LR de la métropole Nice-Côte d’Azur, à propos de son opposition à l’ouverture de la mosquée En-Nour, à Nice, ville qui compte une dizaine de lieux de culte musulmans. «M. Cazeneuve a donné une autorisation d’ouverture pour un lieu de culte qui appartient au ministre des Cultes d’Arabie Saoudite qui prône la charia et au sein duquel il y a un fiché S», a-t-il accusé. Dans la matinée, il avait lu un article de Nice-Matin qui apporte de l’eau à son moulin : «La justice ouvre une enquête sur le financement de la mosquée», écrit le quotidien, dévoilant que «l’un des membres de l’association cultuelle qui gère la mosquée En-Nour est suivi par les services de renseignement». Si une enquête sur le financement est bien ouverte, la préfecture a en revanche démenti dans un communiqué l’existence d’un fiché S : «Le préfet des Alpes-Maritimes assure qu’aucune des personnes à la tête de l’association n’est connue à ce stade pour radicalisation.»

Qu’importe, Estrosi s’est engouffré dans la brèche : «M. Bernard Cazeneuve a désormais des comptes à rendre. La transparence est nécessaire», a-t-il demandé, exigeant la fermeture du lieu de culte sous huit jours et que les «résultats du contrôle» soient «rendus publics».«La salle de prière En-Nour a été ouverte au public à la suite d’une décision du Conseil d’Etat […]. Cette ouverture découle donc d’une décision de justice, et non d’une décision du ministre de l’Intérieur», a rappelé la préfecture. Depuis 2012, Christian Estrosi s’est opposé à l’emplacement de la mosquée, lui préférant une crèche, et a refusé de signer l’arrêté d’ouverture malgré les injonctions du Conseil d’Etat. «C’est une calomnie supplémentaire. La mosquée a été autorisée à ouvrir par la plus haute juridiction de l’Etat, se défend l’avocat de la mosquée, Me Ouassini Mebarek. Les 25 membres du conseil d’administration et le dossier de l’association ont été communiqués il y a exactement un an à (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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